The story of The hotel faces the Théâtre des Célestins, and · 3 min · Français

Le Miroir de Lyon : Entre Scène et Sous-sol à la Place des Célestins

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The story

Bienvenue au cœur de la Presqu’île, sur l’une des places les plus élégantes et les plus aimées des Lyonnais : la place des Célestins. Prenez un instant pour respirer l'atmosphère de ce lieu. Ici, le tumulte de la ville semble s'apaiser, laissant place à une harmonie presque théâtrale.

Face à vous se dresse le majestueux Théâtre des Célestins. Inauguré en 1881, ce chef-d'œuvre de l'architecte Gaspard André est l'un des rares théâtres à l'italienne de France à être resté en activité continue depuis sa création. Sa façade, ornée de colonnes et de statues, est une promesse de velours rouge et de dorures.

Mais l’histoire de ce sol est bien plus ancienne. Avant les comédiens, ce sont les moines de l'ordre des Célestins qui occupaient ces lieux pendant près de quatre siècles, dans un couvent dont le calme n'était troublé que par le murmure des prières. Mais aujourd'hui, je vous invite à détourner votre regard de la façade pour observer ce qui se passe juste sous vos pieds.

Car la place des Célestins cache un secret insolite, une prouesse qui unit l'ingénierie urbaine à l'art contemporain. À la fin des années 90, lors de la rénovation de la place, la ville a fait un pari audacieux : transformer un simple parking souterrain en une œuvre d'art monumentale. Rapprochez-vous du centre de la place, là où se trouve une sorte de puits discret, une lentille de verre incrustée dans le pavé.

Penchez-vous. Ce que vous voyez est une installation baptisée Sens dessus dessous, conçue par l'artiste Daniel Buren et l'architecte Jean-Michel Wilmotte. À l’intérieur de ce puits, un immense tambour rotatif, couvert de miroirs inclinés à 45 degrés, tourne lentement sur lui-même.

Le spectacle est fascinant : par un jeu de réflexion complexe, ce périscope géant capture l’image du théâtre et du ciel lyonnais pour les projeter dans les profondeurs du parking souterrain. Et si vous descendez dans le parking lui-même, vous découvrirez une galerie circulaire où le miroir transforme l’espace bétonné en un kaléidoscope infini. C’est une invitation à voir la ville autrement, à renverser les perspectives.

Le ciel descend sous terre, et le sous-sol s’ouvre sur l’azur. Que vous restiez en surface pour admirer les magnolias en fleurs ou que vous descendiez explorer ce labyrinthe de reflets, la place des Célestins vous rappelle que Lyon est une ville de couches superposées, où la modernité ne cherche pas à effacer l’histoire, mais à dialoguer avec elle. Prenez le temps de flâner sous les arcades environnantes, de savourer un café en terrasse, et laissez-vous porter par cette poésie urbaine unique, entre l'éclat des projecteurs et le silence des miroirs souterrains.

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