The story of The Cimiez hill above was the Romans' Cemenelum · 3 min · Français

Cimiez, entre Vestiges Romains et Éclats de la Belle Époque

A narrated story about The Cimiez hill above was the Romans' Cemenelum — press play, or read it below.

Avsha narrates a story about wherever you are — any street, in your language. Free to start, no account.

The story

Bienvenue sur l’avenue Émile Bieckert. En gravissant cette pente élégante, vous quittez l’agitation de la ville basse pour pénétrer dans le quartier le plus noble de Nice : la colline de Cimiez. Ici, chaque pas que vous faites est une immersion dans un passé superposé, une sorte de mille-feuille historique où les époques se côtoient sous le soleil de la Méditerranée.

Regardez autour de vous. Ces villas opulentes et ces jardins secrets témoignent d’une époque où Cimiez était le refuge de l’aristocratie européenne. Mais bien avant que les reines et les tsars ne s’y installent, ce plateau était le cœur battant de la puissance romaine dans la région.

À quelques centaines de mètres au-dessus de vous se trouvait Cemenelum, la capitale de la province des Alpes-Maritimes. Imaginez, il y a deux mille ans, le bruit des chars sur la pierre et les acclamations s'élevant des arènes romaines, dont les ruines subsistent encore aujourd'hui. Cemenelum n’était pas qu’une simple garnison, c’était une cité florissante avec ses thermes, ses rues pavées et ses temples majestueux.

En continuant votre ascension, l'ombre des grands hôtels de la Belle Époque commence à se projeter sur votre chemin. Le plus emblématique d'entre eux est sans nul doute l'Excelsior Régina, cet immense palais blanc que vous apercevrez bientôt. C’est ici que la Reine Victoria aimait passer ses hivers à la fin du XIXe siècle.

Elle y appréciait la douceur du climat, loin des brouillards londoniens, et on raconte qu’on la voyait souvent se promener dans les jardins, installée dans une petite voiture tirée par un âne nommé Jacquot. Sa présence a transformé Cimiez en une enclave britannique de luxe, attirant dans son sillage toute la haute société mondiale. Mais Cimiez n’est pas seulement une terre de conquérants et de monarques ; c’est aussi un sanctuaire pour les artistes.

Plus haut sur la colline, à l’ombre des oliviers centenaires du parc, se dresse le Monastère de Cimiez, un lieu de sérénité absolue. C’est dans son petit cimetière attenant que reposent deux géants de la peinture moderne : Henri Matisse et Raoul Dufy. Matisse, fasciné par la clarté niçoise qu’il décrivait comme « limpide et tendre », a passé une grande partie de sa vie à quelques pas d'ici.

Dufy, quant à lui, a su capturer comme personne la joie de vivre et le bleu profond de la Baie des Anges. Alors que vous poursuivez votre balade sur l’avenue Émile Bieckert, laissez-vous porter par cette atmosphère unique. Entre les vestiges antiques, le faste impérial et la lumière qui a inspiré les maîtres du fauvisme, vous ne parcourez pas seulement une rue, vous traversez les siècles.

Prenez le temps de respirer l'odeur des pins et d'admirer les façades sculptées ; vous êtes au cœur du Nice éternel.

This story in other languages